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06/12/2024
Après celle d’Emmanuel Hocquard, la disparition de Jacques Roubaud me rend un peu plus orphelin des écrivains qui m’ont fait comprendre ce qu’était la littérature, une aventure sans fin dans les méandres du langage. « La vieillesse d’Alexandre » a été ma bible pour comprendre où pouvait aller la poésie ; « Quelque chose noir » est l’un des livres les plus bouleversants qui soit ; et le projet du « Grand incendie de Londres » était à la hauteur de celui de « La Recherche du temps perdu ». Il y plus de 35 ans, au Festival de Cogolin ou au CIPM à Marseille, je ne sais plus, il m’avait aidé à inventer le « Cavalier nouèr », une variante conceptuelle de Zorro, le cavalier noir. Je ne l’ai jamais vu autant rire que ce jour là. Merci Jacques.