Sismique

Sismique Le podcast qui pose la question "où va le monde" ? Des interviews de penseurs et
d'acteurs d'un mo

Je ne connais pas le prix de mon eau.Je pourrais retrouver la facture, mais ce n’est pas pareil. Je ne l’ai pas en tête....
13/05/2026

Je ne connais pas le prix de mon eau.
Je pourrais retrouver la facture, mais ce n’est pas pareil. Je ne l’ai pas en tête.

Je connais le prix d’un café, d’un abonnement numérique, d’un billet de train. L’eau, elle, reste dans une zone floue de ma comptabilité domestique. Elle fait partie des choses dont on dépend trop pour les estimer.

C’est étrange, parce que l’eau est l’un des biens les plus politiques qui soient. Elle suppose des tuyaux, des nappes phréatiques, des arbitrages agricoles, des fleuves, des sécheresses, des élus et quelques plombiers. Dans nos vies ordinaires, pourtant, elle garde l’apparence d’un service naturel.

Dans mon entretien Sismique avec Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’eau, un chiffre m’a marqué : environ 90 % de l’utilisation de l’eau dans le monde sert à produire des biens économiques, donc de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie. L’eau de la do**he ou de la casserole n’est qu’une petite partie du sujet.
Le reste circule dans un t-shirt, un avocat, une centrale nucléaire, une usine, un data center. Le coton ne pousse pas dans les rayons. Le café ne vient pas d’une capsule. Derrière ces objets familiers, il y a des sols, des pluies, des nappes, parfois des territoires sous tension.

La question devient plus difficile quand cette eau invisible rencontre des limites concrètes.
Un avocat produit dans une région sèche, du coton irrigué dans un pays sous stress hydrique, des amandes cultivées en Californie, un data center installé dans une zone fragile : qui a droit à l’eau quand elle manque ?

On peut cacher cette question dans les chaînes de valeur, l’envoyer au Pérou, au Maroc, en Inde ou en Californie, puis l’oublier dans le prix final. Mais l’eau finit toujours par redevenir locale : nappes qui baissent, récoltes perdues, prix qui montent, tensions entre agriculteurs, industriels, villes et habitants.

Ces arbitrages existent déjà.
À Taïwan, une sécheresse a posé la question de l’eau entre populations et semi-conducteurs.
En Californie, villes, agriculture et data centers s’empilent sur une équation hydrique fragile.
Au Moyen-Orient, certaines villes ne tiennent que grâce à la désalinisation.
Sur le Nil, sur l’Indus, l’eau accompagne déjà les tensions.

Peut-être qu’un robinet est une institution plus sophistiquée qu’on ne le croit. Une petite pièce métallique qui résume la confiance dans l’État, l’abondance passée, l’ingénierie, la paix civile, les chaînes de valeur, et notre difficulté à voir ce qui fonctionne encore.

Sujet clé que je vous recommande donc de creuser. Et pourquoi ne pas commencer par cette conversation riche disponible sur un média indépendant ? ;)

Pour écouter, cherchez SISMIQUE sur vos applis podcast ou sur Youtube.

Nous vivons actuellement la plus grande crise énergétique de l’histoire. Ce n’est pas moi qui le dit c’est Fatih Birol, ...
24/04/2026

Nous vivons actuellement la plus grande crise énergétique de l’histoire. Ce n’est pas moi qui le dit c’est Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie.

Rappel : le pétrole n’est pas une ressource parmi d’autres. Il est devenu central parce qu’il est dense, stockable, transportable, liquide, et immédiatement mobilisable pour faire tourner des machines, des armées, des chaînes logistiques et des économies entières. C'est le "sang de la civilisation moderne".

La guerre révèle très tôt cette centralité.

👉 WW2 :
- La bataille d’Angleterre est perdue par les allemands à cause d'un carburant synthétique de qualité inférieur qui pèse lourd sur la performance des avions. Hi**er comprend l'importance capitale du pétrole qui devient un objectif stratégique explicite.
- En 1942, il lance trahit l'URSS et lance l'opération Barbarossa qui vise notamment les champs de pétrole de Bakou. Stalingrad est sur la route du Caucase, Hi**er échoue. C'est peut-être là que se joue la guerre.
- Même logique dans le Pacifique : le Japon frappe à Pearl Harbor pour tenter de sécuriser, à distance, son accès aux ressources énergétiques d’Asie du Sud-Est, notamment les Indes néerlandaises.

👉 Après 45, les États-Unis comprennent que la puissance mondiale passe par le contrôle des grands flux pétroliers.
Ils deviennent la puissance dominante non seulement parce qu’ils produisent beaucoup, mais aussi parce qu’ils structurent l’ordre mondial autour de l’accès au pétrole.

👉 Les années 1970 changent la donne.
La production américaine conventionnelle entre en déclin à partir de 70, puis viennent les chocs pétroliers de 73 et 79. Le Moyen-Orient devient alors le cœur énergétique de la planète. Le pouvoir sur cette région, ou sur ses routes de sortie, devient un levier de puissance globale.

👉 La stratégie américaine au Golfe devient une constante. Guerre Iran-Irak, guerre du Golfe, embargo sur l’Irak, invasion de 2003. Un seul fil rouge empêcher qu’une autre puissance maîtrise durablement le principal cœur pétrolier du monde.

Et maintenant Iran (après le Venezuela dont le but explicite et de prendre le contrôle du pétrole). Les raisons de cette intervention américaine sont multiples, mais les conséquences pour le reste du monde seront essentiellement liées à l'énergie.

Le détroit d’Ormuz est bloqué depuis des semaines.
Les USA n'auront pas de problème d'approvisionnement, mais nous très probablement.

Cette crise nous rappelle que nous vivons encore dans un monde pétrolier, que la puissance reste liée à l’énergie, et qu’aucune transition sérieuse ne peut être pensée sans regarder les rapports de force matériels.
Elle devrait aussi clarifier à nouveau la nécessité de sortir des énergies fossiles (sans même parler du climat...).

Pour parler de tout ça, j'ai reçu Matthieu Auzanneau dans Sismique.
- Comprendre le lien entre énergie, pétrole, puissance, modernité.
- Décrypter la crise énergétique actuelle.
- Anticiper les conséquences.

15/04/2026

Un point simple sur l’extrémisme
Dans cette intervention de 1987, John Cleese (acteur anglais, Monthy Python…) montre comment la pensée extrême transforme le désaccord en division : en simplifiant les sujets, en renforçant une logique de “nous contre eux”, et en fabriquant des ennemis là où ils ne sont pas nécessaires.
Son message est simple : la nuance, l’ouverture et l’esprit critique sont les meilleurs antidotes.
Fun fact :�Cleese a écrit et interprété ce texte comme une critique à la fois satirique et sérieuse de la facilité avec laquelle on peut basculer vers des formes de pensée rigides et polarisées.

Allons-nous vers de graves crises alimentaires d’ici cet été ? C’est de plus en plus probables.Petit rappel : on estime ...
14/04/2026

Allons-nous vers de graves crises alimentaires d’ici cet été ? C’est de plus en plus probables.

Petit rappel : on estime que sans les engrais synthétiques, la production alimentaire mondiale chuterait drastiquement (de plus de 50% min).

Or, environ 1/3 du commerce maritime mondial d’engrais transite par Ormuz, bloqué depuis un mois.

Et ce n’est pas qu’un problème logistique.

Les engrais azotés, notamment l’urée, dépendent fortement du gaz naturel pour leur fabrication. Et la crise actuelle a déjà provoqué des baisses ou arrêts de production au Moyen-Orient et en Inde.

Donc c'est aussi un problème de production.

👉 Quels sont les risques à partir de maintenant ?

Un choc sur les engrais commence par renchérir ou raréfier les intrants, pousse des agriculteurs à réduire les doses ou à sauter une saison, puis dégrade les rendements sur le cycle suivant.
Ça se traduit ensuite par moins d’offre locale, plus d’importations coûteuses, et enfin par une hausse des prix alimentaires.

Ce décalage fait que le vrai risque se situe surtout sur les prochains cycles agricoles et sur la seconde moitié de 2026, plutôt que dans les toutes prochaines semaines. Mais il y a bel et bien un risque.

Les pays les plus vulnérables sont ceux qui cumulent trois fragilités : forte dépendance aux importations, faibles stocks, peu de marges budgétaires.

- En Asie du Sud, l’Inde a déjà relevé sa subvention aux engrais de 12 % et lancé un appel d’offres pour importer de l'urée. Le Pakistan et le Bangladesh sont aussi identifiés comme exposés.

- En Afrique, la Somalie et le Kenya sont parmi les pays les plus menacés à court terme, faute de stocks suffisants. D’autres importateurs, comme l’Éthiopie ou le Mozambique, sont déjà fragilisés par la combinaison engrais plus chers, carburants plus coûteux et devises faibles.

- En Amérique, certains agriculteurs sautent déjà des cycles de culture faute d’approvisionnement. Le Brésil, très dépendant des importations pour ses cultures de soja et de maïs, est à risque.

L’Europe est moins exposée à une rupture immédiate mais elle reste vulnérable. Sa production d’engrais avait déjà été affaiblie par la crise gazière liée à la guerre en Ukraine, ce qui limite sa capacité à absorber rapidement un nouveau choc.

Par ailleurs, la Chine a restreint ses exportations d’engrais pour protéger son marché intérieur ce qui réduit encore la capacité du marché mondial à compenser la fermeture partielle d’Ormuz.

A tout ça, il faut ajouter une facteur aggravant : un risque de "super El Niño" fin 2026 amplifiant les sécheresses et les perturbations agricoles. Combiné à la pénurie d'engrais, il menace de doubler les risques de chute de rendements dans les régions vulnérables.

Alors, oui c’est pas jojo, mais ça s’appelle le monde physique et quand on s’amuse à perturber un système en flux tendu d’un côté et à dézinguer la stabilité climatique de l’autre, ça donne ça.

Comme toujours les premiers à trinquer seront les plus démunis.

À l’origine, le poisson d’avril repose sur un accord implicite : pendant une journée, on accepte collectivement de jouer...
01/04/2026

À l’origine, le poisson d’avril repose sur un accord implicite : pendant une journée, on accepte collectivement de jouer avec le faux, de suspendre provisoirement notre exigence de vérité, en sachant que tout redeviendra normal le lendemain.
Le mensonge est autorisé, ritualisé, attendu.

J’ai l’impression de vivre dans une jour sans fin… Le 1er avril, c’est désormais chaque jour.

Le faux ne circule plus comme une exception ludique, mais comme une composante ordinaire des flux d’information, amplifiée, recombinée, industrialisée, notamment avec les deepfakes et les systèmes génératifs.
C’est à se demander s’il existe-t-il encore des moments, ou des espaces, où l’on peut présupposer que ce que l’on voit correspond, au moins en partie, à quelque chose de réel.

Petit rappel : nous ne raisonnons jamais directement sur le réel, nous raisonnons sur des représentations, c’est-à-dire sur une sélection d’informations que nous avons perçues, comprises, retenues, et déjà interprétées. C’est un point assez classique en philosophie de la connaissance, mais dont on ne tire peut-être pas toutes les conséquences aujourd’hui.
Parce que si nos représentations dépendent de l’information à laquelle nous sommes exposés, alors la manière dont cette information est produite, distribuée et hiérarchisée devient une variable centrale dans la formation de nos opinions, et donc dans le fonctionnement même de nos sociétés.

Pendant longtemps, les démocraties ont reposé, sans vraiment le formuler explicitement, sur l’existence d’un espace informationnel relativement commun (le journal de 20h par exemple). Il était imparfait, traversé de biais, de rapports de pouvoir, de cadrages dominants, mais il offrait malgré tout un socle partagé à partir duquel le désaccord pouvait exister. On voyait toutes et tous une info, on en discutait le lendemain.

Ce socle est en train de disparaître.

Non pas parce que l’information serait devenue moins fiable en soi, mais parce que son organisation a changé de nature. Les systèmes de recommandation personnalisent désormais les flux à une échelle inédite, en fonction de signaux comportementaux extrêmement fins, ce qui revient à exposer chacun à une version du monde légèrement différente, optimisée pour capter son attention.
Ce qu’on observe, ce n’est pas juste une augmentation de la désinformation ou de la polarisation, c’est je crois bien plus profond : l’effritement des conditions du vivre ensemble.

Et à partir du moment où une société ne partage plus un minimum de référentiel commun pour décrire le réel, la question politique devient beaucoup plus difficile à poser, puisqu’on ne s’accorde même plus sur ce qu’il faudrait résoudre.

Pour parler de tout ça, j’ai reçu un spécialiste du sujet, Jean-Lou Fourquet.
- Quel rôle primordial joue l'information dans la construction de nos opinions et de nos sociétés?
- Comment cette info est structurée aujourd'hui ?
- Comment faire mieux ?

👉 C'est à écouter ici : https://lnkd.in/eGWBrknS

19/03/2026

Ce que manger de la viande implique vraiment - BRIGITTE GOTHIÈRE (L214)
Élevage, climat, santé, politique : décryptage d’un pilier du système alimentaire. Pourquoi mange-t-on autant de viande aujourd’hui ? Est-ce réellement nécessaire pour notre santé ? Quels sont les impacts de l’élevage sur le climat, l’eau et la biodiversité ? Pourquoi ce modèle repose-t-il sur des dépendances géopolitiques fortes ?
Et surtout : comment fonctionne réellement le système agro-alimentaire centré sur l’élevage ? Qui en tire la valeur, qui en supporte les coûts, et pourquoi évolue-t-il si lentement malgré ses limites ?
Dans cet épisode avec Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, on mène une enquête sur les mécanismes profonds de l’élevage industriel, ses conséquences, ses blocages, et les leviers possibles pour transformer le système.

Iran : pourquoi cette guerre ? Affaire Epstein, mid‑terms, Trump manipulé par Netanyahou, billard à trois bandes pour em...
06/03/2026

Iran : pourquoi cette guerre ? Affaire Epstein, mid‑terms, Trump manipulé par Netanyahou, billard à trois bandes pour embêter la Chine, lobby militaro‑industriel, défense du dollar, faire tomber le régime iranien… ou juste le plaisir d’appuyer sur les boutons pour voir si ça marche encore ?
Évidemment, personne à Washington ne le formule comme ça.
Sur le papier, les objectifs sont clairs. On sait ce qu’on fait.
Ou pas...

Ecoutez le dernier épisode de Sismique pour mieux comprendre cette guerre.

Iran : pourquoi cette guerre ? Affaire Epstein, mid‑terms, Trump manipulé par Netanyahou, billard à trois bandes pour em...
06/03/2026

Iran : pourquoi cette guerre ? Affaire Epstein, mid‑terms, Trump manipulé par Netanyahou, billard à trois bandes pour embêter la Chine, lobby militaro‑industriel, défense du dollar, faire tomber le régime iranien… ou juste le plaisir d’appuyer sur les boutons pour voir si ça marche encore ?

Évidemment, personne à Washington ne le formule comme ça.
Sur le papier, les objectifs sont clairs. On sait ce qu’on fait.

Ou pas...

- Le lundi, on nous explique qu’il faut protéger les États‑Unis et neutraliser des “menaces imminentes”.​
​- Le mardi, la priorité devient d’empêcher l’Iran d’avoir la bombe nucléaire.​
​- Le mercredi, le secrétaire à la Défense se félicite surtout d’avoir éliminé “l’homme qui a tenté d’assassiner Trump”.​

À ce stade, c’est un sprint de storytelling.

🙃 Alors que pasa?

Rappel historique éclair :
- 1953 : les États‑Unis aident à renverser Mossadegh après la nationalisation du pétrole.
​- 1979 : la Révolution islamique change de camp et de régime en une fois.​
- 1980–1988 : guerre Iran–Irak, Téhéran apprend que la survie passe par la résilience et la guerre asymétrique, pas par les parades de chars.​
- 2015 : accord nucléaire, uranium plafonné à 3,67% (oui c'est précis).
- 2018 : retrait américain, sanctions, et l’Iran monte progressivement à 20%, puis 60% d’enrichissement.
- 7 octobre 2023 : le Hamas attaque, Israël répond très fort, détruit en grande partie le Hamas, affaiblit sérieusement le Hezbollah, marginalise encore plus la Syrie. La vieille doctrine Begin reste intacte : aucun adversaire hostile ne doit atteindre le seuil nucléaire. L’étape suivante, c’est “finir le travail” avec l’Iran.
​​
Donc on a un cocktail explosif: un régime iranien obsédé par sa survie, un programme nucléaire ambigu, des milices partout, un Israël qui se pense au bord du précipice, un président US qui aime la paix, mais qui aime aussi les bombes.
​​
Et maintenant :
- Netanyahou est ravi. Un président américain l'a enfin suivi, un rêve de 40 ans se réalise.
- Trump tweet des vidéos de guerre sur fond de Macarena (au fond, cela a-t-il une importance pour lui?)
​​- L’Iran, lui, encaisse (des iraniens souffrent encore et peuvent remercier aussi leurs dirigeants une fois de plus)… et appliquent leur stratégie : drones à 20k dollars contre missiles à 4 millions, proxies activés au ralenti, attaques qui font monter le coût de la “stabilité” pour les voisins et pour l’Asie.
- Au milieu, la Chine (et l'Asie en générale) doit revoir ses sources énergétiques, la Russie va gagner plus d'argent, l'Europe... no comment.

Conséquences: quelques cadeaux potentiels (cygnes noirs?)...
Ormuz réellement bloqué, choc pétrolier mondial, prolifération nucléaire accélérée, et peut‑être, au bout du chemin, un Iran façon Irak ou Libye.

👉 Pour creuser tout ça dans Sismique : « IRAN : une guerre pour quoi faire ? »

Si vous voulez autre chose que le défilé des éléments de langage
https://www.sismique.fr/episodes/iran-une-guerre-pour-quoi-faire

28/02/2026

Une histoire qui défie l'entendement. Comment une personne peut-elle mener une vie normale, travailler et élever ses enfants, alors que 70 % de son crâne est rempli de liquide, son cerveau étant réduit à une portion infime ? Le Dr Albert Moukheiber, neuroscientifique cognitiviste, révèle ce cas incroyable tiré de son livre *Neuromania*. C'est une leçon puissante sur la plasticité cérébrale et la dangerosité des explications simplistes. Oubliez les mythes des 10 % utilisés ou la domination gauche/droite : la réalité de notre matière grise est bien plus étonnante et complexe que n'importe quel cliché. Une révélation qui vous fera regarder votre propre tête différemment.

27/02/2026

Quelle ironie! En voulant éliminer les cobras grâce à une prime, le gouvernement indien pensait régler un problème… et a déclenché une crise encore plus grave en négligeant un facteur central : la nature humaine.
C’est l’illustration saisissante de ce qu’on appelle l’Effet Cobra : une mesure censée résoudre une difficulté finit par l’aggraver. Derrière l’anecdote, il y a une leçon plus large sur les limites d’une pensée trop linéaire, qu’il s’agisse de concevoir des systèmes d’incitation ou de prétendre expliquer le cerveau humain avec des raccourcis séduisants.
Une histoire à la fois absurde et révélatrice, que le Dr. Albert Moukheiber mobilise pour questionner nos fausses bonnes idées, notamment dans sa critique de la Neuromania et de notre fascination pour des explications simplifiées du comportement.

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Audrey Tang, .one  ancienne ministre du numérique de Taiwan : Technologie, intelligence collective et résilience politiq...
26/02/2026

Audrey Tang, .one ancienne ministre du numérique de Taiwan : Technologie, intelligence collective et résilience politique. Comment Taiwan a réussi à réformer sa démocratie ?

Cherchez SISMIQUE sur vos plateformes d’écoute. Liens en bio.

Audrey Tang est ancienne ministre du Numérique de Taïwan, aujourd’hui cyber-ambassadrice. Hacker autodidacte, penseuse taoïste, elle s’est trouvée au cœur d’une expérience démocratique singulière, dans un pays sous pression géopolitique constante.
Pourquoi nos démocraties semblent-elles aujourd’hui si fragiles, alors que nous n’avons jamais disposé d’autant d’informations et d’outils de communication ?
Défiance, polarisation, sentiment d’impuissance collective.
Au-delà des partis et des dirigeants, c’est peut-être notre manière de produire du sens et de décider ensemble qui vacille, dans un écosystème dominé par les plateformes privées et désormais par l’intelligence artificielle.
À Taïwan, un autre chemin a été exploré : considérer la démocratie comme un système vivant, capable d’apprendre, d’écouter et d’évoluer, même sous la pression de la désinformation et des cyberattaques.
Dans cet épisode, nous parlons de technologie, d’émotions, d’intelligence collective et de confiance.
Et de ce que pourrait devenir la démocratie si nous repensions en profondeur la manière dont nous nous relions les uns aux autres.

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