01/12/2025
Éditorial
La danse des alliances Haïti au bord de l’asphyxie
À quelques mois du 7 février 2026, date symbolique fixée par le décret du 14 avril 2024 pour la fin du gouvernement de transition, les lignes politiques bougent, se croisent… et s’effondrent.
Dans un climat d’intrigues et de trahisons, une nouvelle alliance suspecte se dessine.
L’ancien Premier ministre , jadis allié d’André Michel « l’avocat du diable » et de Liné Balthazar, figure du PHTK, semble aujourd’hui prendre ses distances. Pourtant, ces trois hommes avaient conjointement plaidé pour l’inscription d’Haïti sur la liste noire des États soutenant le terrorisme, au nom d’une diplomatie du chaos. Claude Joseph, par ailleurs mentor du conseiller controversé Smith Augustin, réputé pour ses pratiques opaques, vient aujourd’hui de sceller une nouvelle entente.
Cette alliance, issue d’une prétendue primaire politique, s’articule désormais autour du « cartel des anguilles », avec à sa tête Moïse Jean-Charles, ancien sénateur, parrain du CP Vertilaire Emmanuel. L’objectif ? Faire tomber le CPT pour ouvrir la voie à Alix Didier Fils-Aimé, qualifié de mulâtre corrompu, porteur des intérêts occidentaux au détriment des revendications populaires.
Dans cette stratégie, certains patrons de médias jouent un rôle clé. Des figures comme Assad Volcy, ancien accusé d’enlèvement et sanctionné pour ses liens présumés avec des gangs participeraient activement à cette orchestration médiatico-politique, soutenus par d'autres structures traditionnelles inféodées.
Mais un élément majeur demeure, ce plan ne pourra réussir sans l'accord de l'Opposition Plurielle, seuls acteurs crédibles qui, dès le départ, ont exigé le respect de l’échéance du 7 février 2026, et le Bloc des 10 constatant l’échec total de la transition imposée par la communauté internationale.
Entre manœuvres internationales, conflits d’intérêts et effondrement institutionnel, le peuple haïtien, pris au piège, étouffe. La machine est à l’arrêt, mais Washington continue d’appuyer sur l’accélérateur. La danse continue. Jusqu’à quand ?
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