A2S, Paris

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Dirigé par Rafael FONT VAILLANT, «A2S, Paris» est un magazine culturel francophone destiné aux 90 000 professeurs enseignant le français hors de France, dans plus de 130 pays.

12/01/2026

Académie des inscriptions� et belles-lettres : les Prix 2025

Voici les prix littéraires 2025 de l’Académie française des inscriptions et belles-lettres :

COUP DE PROJECTEUR :
PRIX ÉMILE BENVENISTE. Leila Ben Hamad, qui enseigne les sciences du langage à l’Université de Sousse (Tunisie), pour son ouvrage L’expression de la simultanéité en français. Le cas des locutions conjonctives.
< Cet ouvrage se propose de penser, dans la langue et à travers la dynamique discursive, l’expression de la simultanéité en français, à partir du cas des locutions conjonctives >, indique-t-on aux Éditions Honoré Champion, éditeur de l’ouvrage, à Paris.

AUTRES LAURÉATS :
PRIX AMBATIELOS. Thierry Lucas pour L’organisation militaire de la confédération béotienne (447-171 av. J.-C.).
PRIX DES ANTIQUITÉS DE LA FRANCE. Luc Bourgeois pour la direction de l’ouvrage Les seigneurs du marais. La résidence fossoyée de la Mothe de Pineuilh (Gironde, Xe-XIIe siècle).
PRIX D’HISTOIRE DES RELIGIONS DE LA FONDATION LES AMIS DE PIERRE-ANTOINE BERNHEIM. Erwan Dianteill pour L’Oracle et le Temple. De la géomancie médiévale à l’Église d’Ifa (Nigeria, Bénin).
PRIX BORDIN. Pierre-Bénigne Dufouleur pour Léguer sans fils, hériter sans père. Transmission et légitimation du pouvoir chez les cardinaux du Quattrocento.
PRIX DU BUDGET. Catherine Mayeur-Jaouen pour Le culte des saints musulmans des débuts de l’islam à nos jours.
PRIX DE LA FONDATION COLETTE CAILLAT. Daniele Cuneo et Elisa Ganser pour Pensare l’attore. Le fonti sanscrite.
PRIX HONORÉ CHAVÉE. Hélène Carles, Alessandra Bossone, Martin Glessgen et Marco Robecchi pour leur Dictionnaire des régionalismes médiévaux : la Galloromania nord-orientale.
PRIX ALFRED CROISET. Julien Bocholier pour son édition, traduction et commentaires des Héraclides d’Euripide.
PRIX DUCHALAIS. Patrick Gautier Dalché pour Mappae Mundi (VIIIe-XIIe siècle).
PRIX ROMAN ET TANIA GHIRSHMAN. Nicolas Preud’homme pour À la porte des mondes. Histoire de l’Ibérie du Caucase.
PRIX GOBERT. Chantal Grell pour Louise Marie de Gonzague (1611-1667) reine de Pologne.
PRIX IKUO HIRAYAMA. Jean-Pierre Drège pour Vie de Xuanzang, pèlerin et traducteur.
PRIX DE LA GRANGE. Marion Uhlig et Thibaut Radomme pour Le Don des lettres. Alphabet et poésie au Moyen Âge.
PRIX SERGE LANCEL. Claude Sintès pour sa direction de l’ouvrage Apollonia, le port de Cyrène.
PRIX RAYMOND ET YVONNE LANTIER. Elizabeth Hill Boone pour l’édition de l’ouvrage Mexico-Tenochtitlan. Dynamism at the center of the world.
PRIX DU DUC DE LOUBAT. Emmanuel Désveaux pour sa direction de l’ouvrage Aux sources de Tristes tropiques. Les carnets de terrain de Claude et Dina Lévi-Strauss (1935-1939).
PRIX GEORGES PERROT. Claudia Gatta pour Les briqueteries et l’opus doliare estampillé de la famille des Domitii.
PRIX JEAN-CHARLES PERROT. Christine Bénévent pour son édition du De recta latini graecique sermonis pronuntiatione dialogus d’Érasme.
PRIX SAINTOUR. Nicolas Morand pour Les animaux et l’histoire d’Alexandrie antique et médiévale.
PRIX GUSTAVE SCHLUMBERGER. Catherine Vanderheyde pour La Sculpture byzantine du IXe au XVe siècle.
PRIX ÉMILE SENART. Anne Castaing, Nicolas Dejenne et Claudine Le Blanc pour leur Dictionnaire encyclopédique des littératures de l’Inde et de l’Asie du Sud.
PRIX JEAN-ÉDOUARD GOBY. Jean-François Fau pour La communauté juive d’Alexandrie (1798-1945).
MÉDAILLE ALLIER DE HAUTEROCHE. Eneko Hiriart, Vincent Geneviève, Laurent Callegarin et Élodie Paris pour leur Catalogue des monnaies celtiques. Le Sud-Ouest de la Gaule.
MÉDAILLES DES ANTIQUITÉS DE LA FRANCE. Isabelle d’Artagnan pour Le pilori au Moyen Âge dans l’espace français, Damien Carraz pour Templiers et Hospitaliers en France méridionale (1100-1300).
MÉDAILLE BARON DE JOEST. Hélène Le Meaux pour Les stèles puniques de Carthage au musée du Louvre.
MÉDAILLE CHARLES ET MARGUERITE DIEHL. Claude Jarry pour son édition des Deux traités byzantins de la construction de l’astrolabe.
MÉDAILLE RAOUL DUSEIGNEUR. Marlène Albert-Llorca et Pierre Rouillard pour La Dame d’Elche, un destin singulier.
MÉDAILLE HERBERT GILES. Pierre-Emmanuel Roux pour Au tribunal du repentir. La proscription du catholicisme en Chine (1724-1860).
MÉDAILLE GOBERT. Patrice Sicard pour son édition de L’œuvre de Hugues de Saint-Victor.
MÉDAILLE STANISLAS JULIEN. Romain Graziani pour Les Lois et les Nombres. Essais sur les ressorts de la culture politique chinoise.
MÉDAILLE ÉMILE LE SENNE. Cyrille Le Forestier pour sa direction de l’ouvrage Archéologie des nécropoles mérovingiennes en Île-de-France.
MÉDAILLE GUSTAVE MENDEL. Thibaut Castelli pour Des amphores, du grain et des hommes. Les relations politiques et économiques des cités de l’ouest de la mer Noire avec le monde grec.
MÉDAILLE GEORGES PERROT. Marlène Nazarian-Trochet pour Chasseurs étrusques.
MÉDAILLE GABRIEL-AUGUSTE PROST. Constantin Fabre pour son ouvrage sur Georges Trubert.
MÉDAILLE JEAN REYNAUD. Julien Le Mauff pour Généalogie de la raison d’État. L’exception souveraine du Moyen Âge au baroque.

(SOURCE : "A2S PARIS")

12/01/2026

DISQUE. The Fly.

Fort beau, étrange et comme envoûtant, cet album du quartette Maëlle et les Garçons comprend huit titres, dont la durée va de moins de trois minutes à plus de onze minutes et qui interprètent, comme des chansons, plusieurs poèmes du recueil Songs of Innocence and of Experience (1794) du poète anglais William Blake (1757-1827).
Le groupe Maëlle et les Garçons est composé de la chanteuse, compositrice et altiste Maëlle Desbrosses, leader du quartette, de Paco Andreo (trombone, euphonium, voix), de Clément Merienne (piano électrique, voix) et de Samuel Ber (batterie, voix). Sur plusieurs morceaux, l’on peut entendre les voix du ténor français Marco Van Baaren, de la franco-britannique Blumi et de la suédoise Isabel Sörling.
< La musique de Maëlle Desbrosses se situe à mi-chemin entre l’exploration chambriste d’un instrumentarium peu commun et un jazz aimanté par la musique contemporaine >, nous a-t-on expliqué. < Le quartette explore les oppositions musicales avec un grand refus de choisir : écrit/improvisé, acoustique/électronique, chanson/musique instrumentale, tout se place volontairement entre deux chaises. La singularité du parcours musical de Maëlle Desbrosses, d’interprète classique à improvisatrice en passant par le quatuor à cordes contemporain, ainsi qu’une activité de disk jockey pendant de nombreuses années, lui a permis d’embrasser des esthétiques qui, en apparence, apparaissent contradictoires. >

(SOURCE : "A2S, PARIS")

12/01/2026

FILM. «Ma frère»

Réalisation : Lise Akoka, Romane Guéret. Acteurs principaux : Fanta Kebe, Shirel Nataf, Amel Bent, Idir Azougli. Scénaristes : Romane Guéret, Lise Akoka, Catherine Paillé. Directeur de la photo : Jean-François Hensgens. Monteuses : Albertine Lastera, Marie Loustalot. Costumes : Edgar Fichet. Directeur de production : Pierre Delaunay. Monteurs son : Boris Chapelle, Jules Laurin. Décors : Charlotte De Cadeville. Etalonneur : Richard Deusy. Mixeur : Xavier Thieulin. Durée : 1h52.

Assurément l’un des meilleurs scénarios français de 2026, co-écrit par les deux réalisatrices, Romane Guéret et Lise Akoka, et par la cinéaste Catherine Paillé, ce beau film de fiction a reçu le Prix du jury de la jeunesse au Festival du film francophone de Tübingen/Stuttgart, en Allemagne. Il est remarquablement interprété par tous les comédiens, aussi bien les adultes que les enfants, et traite, d’une façon à la fois drôle et attendrissante, de thèmes comme la Famille, l’Amitié, la Sexualité, la Mort, le Racisme ou encore l’Argent.�Le film raconte, de nos jours, le séjour d’enfants de 6 à 10 ans dans une colo, une colonie de vacances, organisée dans un camping du département de la Drôme.
Issus pour la plupart de familles étrangères immigrées, surtout d’origine africaine, ces enfants viennent d’un quartier pauvre de Paris, celui de la Place des Fêtes - des tours d’habitation uniformes construites autour d’une esplanade bétonnée.
Les colonies de vacances, indiquent les deux réalisatrices, « c’est un environnement qui nous est familier pour l’avoir côtoyé pendant des années lorsque nous étions enfants et adolescentes, avant que l’une de nous [Akoka] y travaille comme animatrice, puis directrice ».

« Les enfants du film parlent beaucoup d’identité culturelle et de croyances »

Le film est plus particulièrement centré sur deux des animatrices de la colo, Shai et Djeneba, 20 ans, amies depuis l’enfance.
< Nous nous racontons aussi à travers ces deux personnages >, confient les deux réalisatrices.
Interprétées par les mêmes comédiennes, Shirel Nataf et Fanta Kebe, Shai et Djeneba avaient déjà été les héroïnes d’une web-série de fiction, Tu préfères, réalisée en 2020 par Guéret et Akoka et qui se déroulait Place des Fêtes. (Ajoutons que deux autres acteurs de cette web-série, Zakaria Lazab et Mouctar Diawara, jouent dans Ma frère et que, par ailleurs, Shai et Djeneba s’appellent mutuellement « ma frère ».)
< Pour préparer le film, Shirel Nataf et Fanta Kebe ont été embauchées comme animatrices stagiaires d’une colo, où nous les avons accompagnées avec notre co-scénariste, Catherine Paillé >, indiquent Guéret et Akoka. Pour leur film, par ailleurs, les deux réalisatrices disent avoir animé de nombreuses séances de casting dans des « maisons de quartier » des environs de la Place des Fêtes, séances à l’issue desquelles vingt enfants (sur un total de mille cinq cents) ont finalement été retenus pour le tournage. < Souvent la somme de plusieurs enfants, expliquent les deux réalisatrices, les personnages de Ma frère sont inspirés de ce que nous avons pu observer, qu’il s’agisse de caractéristiques physiques, psychologiques, comportementales ou encore langagières. L’identité culturelle, l’appartenance à une religion, les croyances, notamment celles concernant la mort, sont autant de sujets qui tiennent une place importante dans les conversations des enfants que nous avons ainsi côtoyés. >

LES RÉALISATRICES. Lise Akoka et Romane Guéret avaient réalisé ensemble, antérieurement, un court-métrage, Chasse royale (2015), la web-série Tu préfères (2020) et un long-métrage, Les Pires (2022), qui a obtenu le Prix « Un certain regard » au Festival de Cannes.

(SOURCE : "A2S, PARIS")

11/01/2026

FILM. «Animus Femina»

Réalisation et scénario: Éliane De Latour. Directeurs de la photo : Thibault Mazars, Éliane De Latour, Sebastian Dewsbery, Lucien Roux. Auteur de la musique : Piers Faccini. Monteuses : Catherine Rascon, Émilie Orsini. Ingénieurs du son : Grégory Le Maître, Guillaume Mollet, Matthias Joulaud, Fernand Deroussen. Monteurs son : Philippe Grivel, Samuel Mittelman. Etalonneur : Éric Salleron. Mixeurs : Philippe Grivel, Samuel Mittelman. Création sonore : Hugo Rossi. Durée : 1h42.

Au moyen d’un montage parallèle, ce film - fort instructif et très utile - de la réalisatrice et scénariste Eliane De Latour décrit la vie de quatre femmes ayant un lien étroit, affectif, avec la faune sauvage. Par leur « rapport au monde fondé sur le soin, la présence et l’interdépendance », ces quatre femmes « ouvrent des passages hors de la domination du Sapiens et esquissent d’autres façons d’exister avec le vivant », déclare la cinéaste, qui évoque plus particulièrement dans son film ce qu’elle appelle les « liens abîmés » de notre espèce avec les espèces sauvages.
Sara Labrousse, l’un des quatre femmes du film, est chargée de recherche au CNRS, grand organisme public français de recherche scientifique, et travaille dans un laboratoire d’une centaine de personnes, le Laboratoire d’océanographie et du climat, basé principalement sur le campus Pierre et Marie Curie de la Sorbonne à Paris. Mais, tous les ans, dit-elle, elle se rend en Antarctique pour y étudier les manchots et les phoques, ses deux grands thèmes de recherche.

Clinique d’animaux sauvages blessés

Isis Olivier, la seconde des quatre femmes, est une dessinatrice et peintre animalière cévenole qui trouve ses modèles non pas dans la nature mais au sein d’une clinique vétérinaire, l’Hôpital de la faune sauvage, à Laroque, dans le département de l’Hérault. Cette clinique, qui, annuellement, soigne plus de 2000 animaux sauvages blessés (oiseaux, renards, etc.), a été fondée en 2008 par la vétérinaire Marie-Pierre Puech, la troisième des quatre femmes du film.
< Près de la moitié de nos patients survit et est relâchée dans la nature, indique Puech. Quant aux autres patients, soit il est déjà trop t**d, soit leurs blessures sont trop graves, donc on les euthanasie. > Puech vient d’acquérir un terrain de 77 hectares qu’elle est en train de transformer en un espace de la protection de la biodiversité.
Quatrième femme du film, Francine Génieux vit - isolée mais entourée de nombreux animaux - dans les Asturies, en Espagne, dans une vieille maison de montagne, seulement accessible par un long sentier pentu. Génieux explique que c’est seulement quand elle est venue vivre là, en pleine nature, qu’elle a commencé à aller mieux, elle qui souffre, depuis sa naissance, d’une malformation du thorax. Dans le film, on la voit remonter à pied des aliments achetés, pour ses nombreux animaux, dans un supermarché de la vallée et qu’elle traine derrière elle au moyen d’une « brouette de hanche ». Le film ne cache pas que certains des voisins de Francine Génieux se comportent avec elle d’une façon très agressive. Éliane de Latour confie que « ce que l’on voit dans le film n’existe plus ». < Tout a été rasé autour de Francine pour la chasser, indique la cinéaste. Tout n’est plus qu’un champ de ruines. Mais Francine refuse de céder. >

LA RÉALISATRICE. Également anthropologue, photographe et écrivaine, Éliane de Latour, qui, en France, est directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique, a réalisé, en particulier, les films Les Temps du Pouvoir (1983), Tidjane (1988), Le Reflet de la vie (1989), Contes et Décomptes de la cour (1993), qui a obtenu le Prix Georges-Sadoul, Si bleu, si calme (1996), Bronx Barbès (2000), qui a décroché le Grand Prix du Festival du film français d’Albi, Après l’Océan (2009), Enfants du ballon (2009), Little Go Girls (2015), qui a reçu le Grand Prix du Festival de Vérone (Italie), et Vents fous (2025).

(SOURCE : "A2S, PARIS")

10/01/2026

DISQUE. Ensemble, ensemble

S’inspirant de musiques traditionnelles norvégienne et alsacienne, mais intégrant par ailleurs des musiques électroniques, cinq morceaux, beaux et mystérieux, composent cet album du quintette Ensemble Ensemble, dont le leader est la pianiste, flûtiste, compositrice et chanteuse Ève Risser (née en 1982 à Colmar).
La durée des morceaux va de cinq minutes à plus de seize minutes.
Risser a été formée, notamment, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans la classe de jazz. Elle a décroché en 2008 un prix de soliste au Concours national de jazz de la Défense, près de Paris. De 2008 à 2013, en France, elle a fait partie de l'Orchestre national de jazz.�Sur l’album, Risser est accompagnée par un Roumain, George Dumitriu (violon, alto), et par le percussionniste français Toma Gouband, dont les batteries sont fabriquées, nous dit-on, à partir de matériaux naturels (tels que des pierres ou des branches), ainsi que par deux Norvégiens, Mari Kvien Brunvoll (chant, musique électronique) et le guitariste Kim Myhr. L'album a été enregistré à l'Atelier du Plateau, à Paris.

(SOURCE : "A2S, PARIS")

10/01/2026

FILM. «Laurent dans le vent»

Réalisation et scénario : Mattéo Eustachon, Léo Couture, Anton Balekdjian. Acteurs principaux : Baptiste Perusat, Béatrice Dalle, Djanis Bouzyani, Thomas Daloz. Collaboration au scénario : Julie Lecoustre. Directeur de la photo : Mattéo Eustachon. Auteur de la musique : Léo Couture. Monteur : François Quiqueré. Ingénieur du son : Léo Couture. Costumes : Yvett Rotscheid. Directrice de production: Salomé Fleischmann. Monteur son : Ugo Donias. Décors : Yvett Rotscheid. Durée : 1h50.

< Nous aimons raconter les rencontres et la façon dont l’amour sous toutes ses formes éclot entre les gens. > C’est ce que confie Anton Balekdjian, co-réalisateur (avec Léo Couture et Mattéo Eustachon) de ce film plutôt lent, plutôt long, mais remarquable. < Le film interroge ce que signifie se croire à la fin de son existence à seulement 29 ans >, ajoute Balekdjian.
C’est le second long-métrage co-réalisé par Balekdjian, Couture et Eustachon, après Mourir à Ibiza (2022), que A2S, Paris avait jugé « prometteur » à sa sortie et qui, rappelle Balekdjian, traitait de « l’entrée dans la vie » de jeunes gens.
Ayant pour thèmes principaux la solitude, l’amitié et le désir, Laurent dans le vent a pour personnage central un marginal de 29 ans, Laurent, qui, bénéficiaire du « revenu de solidarité active » destiné aux personne démunies, reconnaît n’avoir plus eu de travail rémunéré depuis « plusieurs années » et qui, par ailleurs, fut hospitalisé dans un hôpital psychiatrique.
Ces derniers temps, Laurent vivait en ville chez sa sœur, qui, quand commence le film, lui a trouvé à titre provisoire, et gratuitement, un petit appartement dans une station touristique de montagne, les Orres, dans le département des Hautes-Alpes.

« Des femmes avec derrière elles une vie chargée d’aventures »

Circulant essentiellement à pied, surtout entre la station et un hameau en contrebas, Laurent fera au cours du film plusieurs rencontres, dont celle de Lola, vieille femme qui vit seule au hameau et qu’il découvre assise dans son jardin à la nuit tombante, bien décidée à mourir de froid, parce que, dit-elle, elle en a « marre ». Laurent la sauve, veille sur elle. Mais, à la fin du film, il acceptera de l’aider à mourir comme elle le souhaitait.
Laurent, bientôt contraint de libérer l’appartement, parviendra à se faire héberger chez des gens des Orres, en particulier dans le bungalow de Farès, dont Laurent deviendra l’amant, mais qui finira par le quitter pour retourner vivre à Marseille.
L’hébergement définitif qu’il recherche, Laurent finira par le trouver chez Sophia, qui - « femme retirée du monde et au passé mouvementé », selon Balekdjian - vit seule avec son fils de 23 ans et dont Laurent deviendra l’amant.
Eustachon, l’un des réalisateurs du film, confie que « tout ce qui figure dans le film, on nous l’a raconté aux Orres », où, pour écrire le scénario, les trois cinéastes ont fait, pendant plusieurs mois, de multiples rencontres, dont certaines ont inspiré, par exemple, le personnage de Sophia.
Dans le film, ajoute Eustachon, les personnages originaires des Orres sont interprétés par des acteurs non professionnels des environs (comme, par exemple, Monique Crespin, qui est Lola), tandis que ceux « qui ne sont que de passage aux Orres ou qui s'y réfugient», sont joués par des comédiens professionnels.

LES RÉALISATEURS. Nés respectivement en 1999, 1997 et 1996, Mattéo Eustachon, Léo Couture et Anton Balekdjian se sont connus au cours de leurs études à CinéFabrique, école lyonnaise de cinéma, d’où ils sont sortis diplômés en 2020.

(SOURCE : "A2S, PARIS")

09/01/2026

ESSAI. «L’économie de la violence»

Auteur : Mathieu Couttenier. Editions Les Léonides. 250 pages.

S’appuyant sur les enseignements de multiples études récentes de recherche académique en sciences sociales, dans le monde entier, cet excellent essai de l’économiste Mathieu Couttenier analyse les causes et répercussions de ce qu’il appelle les « conflits civils » (c’est-à-dire des affrontements armés collectifs opposant des acteurs étatiques et non étatiques à l’intérieur des frontières d’un même pays).
Le livre passe en r***e divers facteurs aux origines de ces conflits et chiffre les coûts de ceux-ci. Il examine, par ailleurs, les politiques publiques mises en œuvre - notamment en matière de médiation et d’aide au développement - pour prévenir les conflits, les contenir, en atténuer les ravages ou, si possible, y mettre un terme.
Dans cet essai, Mathieu Couttenier observe que la décision d’un individu de recourir à la violence collective est « étroitement liée » à la comparaison entre ce que cet individu peut espérer en restant dans la légalité et ce qu’il peut potentiellement obtenir en s’engageant dans un groupe armé. < Dans un contexte de pauvreté extrême, où les perspectives économiques sont rares ou absentes, la rébellion peut apparaître comme une option rationnelle, voire comme la seule issue envisageable pour améliorer sa condition, celle de sa famille, voire celle de sa communauté >, remarque Couttenier.

« Pertes irréversibles en matière de bien-être »

À propos de ces groupes armés rebelles, l’auteur constate que, « loin d’être de simples machines à violence, ils apparaissent souvent comme des entrepreneurs politiques pragmatiques, capables d’improviser, de gouverner, voire… de faire mieux que l’Etat absent qu’ils prétendent remplacer ». Couttenier écrit, par ailleurs, que « les chocs agricoles ont joué, de manière aussi discrète qu’effroyablement déterminante, un rôle central dans l’émergence de nombreux conflits civils au cours du XXe siècle ».
À notre époque, constate l’auteur, « les effets du changement climatique participent directement à l’embrasement guerrier de nombreuses sociétés ». Couttenier note à ce propos que les épisodes de températures extrêmes, souvent liées à ce changement climatique, « accroissent significativement l’occurence des conflits ».
L’auteur insiste, d’autre part, sur l’impact durable des conflits civils sur les populations.
< Lorsque, à la suite d’une guerre, des cohortes entières d’enfants sont exclues de l’école, ou que la continuité des soins est interrompue, les conséquences se font sentir des années plus t**d, tant en matière de productivité que de cohésion sociale >, observe l’auteur. < Une exposition précoce à la guerre peut générer des pertes irréversibles en matière de bien-être et de capital humain. Les conflits armés altèrent durablement le développement physique et laissent des traces mesurables des décennies plus t**d. Des individus ayant été exposés à la guerre durant leur petite enfance développent, à l’âge adulte, des niveaux de confiance interpersonnelle plus faibles et un engagement social réduit. >

L’AUTEUR. Mathieu Couttenier, enseignant-chercheur en économie, est professeur à l’École normale supérieure de Lyon. Il dirige le Cergic, centre de recherche en économie sur la gouvernance, les inégalités et les conflits.
CITATIONS. L’aide au développement peut contribuer à la construction de la paix comme attiser, parfois malgré elle, les feux de la violence.
Il y a, à travers le monde, 420 organisations politiques ayant pour objectif de renverser un régime en place par le recours à la violence, dont 45% en Asie, 22% en Afrique et 21% au Moyen-Orient.

(SOURCE : "A2S, PARIS")

09/01/2026

THÉÂTRE. Summertime

Écriture et mise en scène : Céline Ohrel. Jeu : Céline Ohrel et Philippe Grand’Henry. Regard extérieur : Didier Laval. Dramaturgie : Simon Grangeat. Scénographie : Alban Ho Van. Création lumières : Kelig Le Bars. Création sonore : Thomas Turine. Création costumes : Yolène Guais. Durée : 1h15.

Ce beau spectacle raconte, de nos jours, lors d’un été caniculaire, les difficiles retrouvailles d’un père, Georges, et de sa fille, Ada, ainsi que la relation compliquée entre Georges et la mère d’Ada, Lynn.
Chez les parents de Georges, des fermiers normands, Lynn s'est suicidée voilà une trentaine d’années, su***de à la suite duquel, jusqu’à ce jour, le père et sa fille ne s’étaient plus jamais revus.
C’est au cours de l’été 1967 que, aux Etats-Unis, à San Francisco, Georges et Lynn avaient fait connaissance, lui étudiant en informatique à l’Université Stanford, près de San Francisco, et elle jeune poétesse hippie et droguée.
Ada et Georges - qui vit aujourd’hui, solitaire, à San Francisco, dans une villa que menacent, pendant la pièce, de gigantesques incendies de forêts - restent profondément traumatisés, l’un et l’autre, par le su***de de Lynn.
Ada est une consommatrice de cette drogue hallucinogène que l’on appelle le L*D, tandis que Georges est devenu alcoolique. < Au cours de la pièce, Georges boit du gin pour noyer ses désillusions, tandis qu’Ada éprouve le besoin de réduire en cendres les regrets et les désillusions pour faire renaître un espoir >, commente Céline Ohrel, autrice et metteuse en scène de la pièce et, par ailleurs, interprète du rôle d’Ada.
Lynn rêvait d’usages exclusivement pacifiques et désintéressés des techniques numériques, alors que Georges, comme informaticien, participait à des projets de R&D d’une agence du ministère américain de la Défense.
Ohrel explique que sa pièce traite de « la transmission des utopies ou des désillusions entre générations », ainsi que de ce qu’elle appelle « la révolution numérique », qui, selon elle, « loin d'avoir créé un outil de démocratisation, a laissé cet outil entre les mains d'une techno-démocratie de plus en plus conservatrice ».
La pièce se déroule dans un décor plutôt réaliste, inspiré, nous dit-on, des « villas californiennes des années 1950 ». En fond de scène, un paysage est suggéré par une toile peinte. Celle-ci « place d’emblée les corps dans un décor figuratif, qui se déréalisera peu à peu », indique Ohrel. < En partant d’une lumière forte et caniculaire, poursuit-elle, la toile peinte prendra les couleurs orangées, tel les ciels orangés et brumeux dus aux incendies. >

L’AUTRICE ET METTEUSE EN SCÈNE. Née en 1983 à Brest, Céline Ohrel a été formée à la philosophie notamment à l’université de Rennes, et à l’art dramatique à l’Institut national supérieur des arts du spectacle, à Bruxelles. Elle a créé en 2011 la compagnie théâtrale Diplex, productrice du spectacle.
Parmi ses pièces antérieures, citons Enfant Zéro (2012), UR (2012), La Promeneuse (2013), Eden Expérience(s) (2016), Halloween Together (2020) et My Story (2022).

(SOURCE : "A2S, PARIS")

19/12/2025

DISQUE. Maeva Kane.

Mélange de rock, de pop et d’électro, ce premier et très prometteur album de l’auteure-compositeure-interprète et musicienne Maeva Kane comprend douze chansons, en français ou en anglais, écrites et composées par l’artiste.
La durée des chansons va de moins de trois minutes à plus de cinq minutes.
Sur le disque, Kane est accompagnée par les guitaristes Tchang et Yan Péchin, le bassiste Bobby Jocky et le batteur Arnaud Dieterlen. L’album et les arrangements ont été réalisés par Yan Péchin. Le disque a été mixé par Jean Charles Versari, à Paris, au Studio Versari.�Maeva Kane a été formée à la Maîtrise de l’Opéra de Lyon durant une dizaine d’années, puis au Cours Florent, école parisienne d’art dramatique.

(SOURCE : "A2S, PARIS")

19/12/2025

EXPOSITION. Triptyque Architecture. Corps mort / Corps vivant.

À la Galerie d’Architecture, à Paris.

Cette exposition est consacrée à Triptyque Architecture, agence, particulièrement créative, d’architecture, d’aménagement intérieur et d’urbanisme fondée et dirigée par Guillaume Sibaud et Olivier Raffaëlli, tous deux formés à l’École d’architecture de Paris La Seine et à l’Institut d’urbanisme de Paris.
Un peu par hasard, Sibaud et Raffaëlli ont créé en 2001 à São Paulo (Brésil) une première agence Triptyque Architecture, qui emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes. Puis, à Paris, en 2008, Triptyque Architecture a ouvert une seconde agence, qui regroupe présentement une quinzaine de collaborateurs.
Des maquettes de projets conçus par Triptyque Architecture ont été incluses dans les collections de certains musées, dont le Centre Pompidou à Paris et le Musée Guggenheim à New York.
Parmi les maquettes exposées à la Galerie d’Architecture, nous avons particulièrement apprécié celle de la Villa M, bâtiment parisien de 8.000 m² incluant en particulier un hôtel et un centre de santé et qui intègre des « micro-jardins » suspendus, alignés sur toutes les baies vitrées de l’édifice. < Le thème central de la Villa M réside dans la tension entre une trame constructive parfaitement rationnelle et sa négation aléatoire par un élément organique, végétal >, nous a-t-on expliqué à Triptyque Architecture. < Le bâtiment rejoue perpétuellement l’interaction entre nature et culture, chacune cherchant à dominer selon les saisons. >
Autre maquette de l’exposition ayant particulièrement retenu notre attention : la Casa das Mulheres (la Maison des femmes), bâtiment public que Triptyque Architecture a conçu pour les femmes du peuple amazonien Xingu, ensemble de tribus amérindiennes. De plain-pied et tout en longueur, le bâtiment qui s’inspire de l’architecture locale, comporte une toiture en tuiles de bois qui recouvre diverses constructions en terre compressée.
Avec une volonté de « remettre en question la dualité nature/culture » dans une démarche qui se veut à la fois « naturaliste et rationaliste », Triptyque Architecture a inventé le concept de «natureculture», qui s’appuie sur son expérience accumulée au Brésil.
L’agence affirme un désir de mêler « la modernité architecturale et le patrimoine contemporain aux méthodes de construction tropicales écologiques et traditionnelles ».
À Triptyque Architecture, on parle de « tension entre, d’un côté, un ordre architectural structurel permanent, stable, minéral, rigoureux et, de l’autre, un ordre mouvant de l’usage et de l’agrément, léger, organique et re-programmable ».
Toujours à propos d’architecture, on parle aussi, à Triptyque Architecture, de « jeu d’équilibre entre permanence et transformation, entre inertie et vitalité ».
Les dirigeants de Triptyque Architecture ajoutent que leur langage architectural est « nourri à la fois par l’expérimentation tropicale et par la rigueur constructive héritée du modernisme européen ».

(SOURCE : "A2S, PARIS")

19/12/2025

DANSE. Arôme arôme.

Conception et chorégraphie : Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre. Interprétation : Clémentine Maubon, Bastien Lefèvre, Annabelle Rosenow. Création lumière et direction technique : Jérôme Houlès. Création sonore : Félix Philippe. Costumes : Tiphaine Pottier. Durée : 50 minutes.

Surtout destinée aux enfants, cette délicieuse et ludique pièce de danse contemporaine invite les spectateurs à déguster pendant le spectacle, dans des petits verres disposés devant eux, différents liquides - « tous bio », nous souligne-t-on ! Il s’agit surtout de sirops (notamment de caramel et de citron), mais aussi tout simplement d’eau, ou encore de jus de choucroute, liquide peu apprécié par le public !
Dans des solos, duos ou trios, debout ou au sol, les trois danseurs du spectacle traduisent, d’une façon amusante et totalement exacerbée, les effets que ces divers liquides ingurgités produisent dans leur corps. Parmi les séquences dansées du spectacle, nous avons particulièrement apprécié, notamment, celle où les trois interprètes évoluent dans les profondeurs océaniques, ainsi que celle au cours de laquelle, couverts de chauds bonnets et de moufles, ils affrontent, grelottant, un froid imaginaire et enneigé.
Pour cette nouvelle pièce, les chorégraphes et danseurs Clémentine Maubon et Bastien Lefèvre se sont inspirés du spectacle Cépages Dansants (2013), qu’ils avaient conçu et interprété dans le même esprit, sur le thème du vin.

LES CONCEPTEURS ET CHORÉGRAPHES. Clémentine Maubon a été formée aux conservatoires à rayonnement régional d’Angers et de Paris, et Bastien Lefèvre, à l’Université de Caen Normandie (en sciences et techniques des activités physiques et sportives). Tous deux ont également été formés, à Istres (Bouches-du-Rhône), au centre de formation de danseurs Coline. Ils ont créé en 2019 la compagnie chorégraphique La Grive, qui, basée dans le Maine-et-Loire, a produit Arôme Arôme, ainsi que, en particulier, les spectacles Abdomen, Ferveur, Le Poids des médailles, Cocœur et Soli Mania.

(SOURCE : "A2S, PARIS")

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