
18/04/2024
Fondation de Bélakro
Belakro veut dire Village de "Nanan Bélla "
Avant de nous lancer dans le vif du sujet, nous voudrions remercier toutes ces bonnes volontés, où qu’elles soient, qui nous ont fourni, mon oncle Kouassi Konan Germain et moi, toutes ces informations que vous découvrirez à votre tour dans le présent document, notamment : AttiouaKouassi (Kombou) ;
Koffi Balley Affoué ;
Koffi Balley Kouakou Jean Baptiste ;
Kouassi Affoué ;
Kouassi Amenan ;
KouassiAkpoué Emmanuel ;
Yao MéAlphonse ;
Bonnin Séhin’ ;
Kouakou Julien ;
Kouassi Djaha Michel ;
Yao Kouassi Faustin ;
DjénzouAffoué Solange ;
Djénzou N’Dri(Abba N’Dri) …
Si vous arrivez un jour à Bélakro et que vous cherchez à savoir les différentes grandes familles de ce village, on vous citera au total quatre qui sont :
-Béla Ossou (descendance de Béla par son fils Koffi) ;
-Tchêli Ossou (descendance de Béla par son fils Tchêli) ;
-Doh Ossou(descendance de Doh) ;
-ET Les Mahan.
Bélakro est fondé par Kouassi Mella (Béla), un ressortissant de Sôlô. Il n’avait pas quitté son village natal dans la quiétude. En réalité, il y avait été contraint suite à un événement tragique. En effet, il était littéralement celui qui s’asseyait devant leur fétiche Téclélors des sessions d’adoration de celui-là et c’était son petit-frère germain mais lépreux, qui s’imposait à partager la viande de sacrifice. Ce qui n’étaitpas du tout du goût des autres membres de leur confrérie. Devant toutes ces grognes, Béla lui intima l’ordre de s’éloigner désormais du partage de la viande à cause de sa sale maladie. Mais ce dernier ne voulait pas entendre raison. Un jour, après l’adoration du fétiche, le lépreux fit la sourde oreille aux remontrances à son endroit et voulut à tout prix faire le partage de la viande. Béla entra dans une grande colère et asséna, avec le couteau qu’il tenait dans sa main, un violent coup à son frère qui en mourut sur le champ. Hébété, Béla fuit Sôlô avec, dit-on, sa femme Tangbé Kokolè originaire d’Assengou pour venir se réfugier chez un forgeron gouro à Tounzuébo.
Naquirent alors à Tounzuébo de l’union de Kouassi Béla et sa femme Tangbé Kokolè :
1 - BélaTchêli qui donnera Tchêli Ossou, groupe de Djaha François ;
2 - Béla Koffi qui donnera Béla Ossou.
Il préféra Béla Ossou au lieu de Koffi Ossou certainement pour pérenniser le nom de son père ;
3 - Béla Djè dont la descendance ne s’est pas accrue de façon significative ;
4 - Béla Aya 1. Béla décida de confier cette dernière sous l’entière responsabilité de sonfrère aîné Tchêli. Il devait l’élever et prendre toutes décisions la concernant. Par conséquent sa descendance est fondue dans celle de Tchêli Ossou ;
5 - Béla Aya 2 qui donnera Béla Aya Ossou (Aha Ossou), dont N’Dja Klé ;
6 - Peut-être Béla Adjo puisqu’il est question d’Assè Adjo Ossou (Aélucider).
Ils vont donc apprendre le métier de la forge à côté de leur hôte. Après ceci, Béla mourut là à Tounzuébo et son fils Tchêli prit la responsabilité de conduire le petit groupe. Ils quittèrent donc Tounzébo et vinrent s’installer à Kolèbo, un endroit très voisin au site du lycée moderne de Béoumi. Ce territoire de Kolèbo demeure toujours une propriété de Béla quoi qu’à proximité de Tounzuébo. Le chef terrien actuel de Bélakro, Bonnin Séhin’, tout comme ses prédécesseurs, continue de bénéficier des profits tirés de cette terre.
Etant à la recherche d’un point d’eau et d’un territoire plus grand pour leurs champs, ils quittèrent ce lieu pour s’installer d’abord à Yobouet Nviennou ou Assengou Tiwa. Béla Tchêli mourut là et la chefferie revint de droit à son frère cadet Béla Koffi. Ils quittèrent encore ce deuxième lieu et vinrent s’installer d’abord à Kloffouessou, c’est-à-dire l’endroit où se trouve actuellement le champ d’anacarde de Feu Issa et puis, à l’endroit actuel où Tchièmou Bally Awié cultive ses champs. Béla Koffi mourut là et Gblôkô, le fils de Tchêli prit les rênes de la chefferie. Celui-là aussi finit par se coucher avec ses pères et Koffi Djénzou lui succéda.
Béla Koffi prit une seconde femme originaire de Gôli Akakro qui lui donna N’Ni Accondou et Koffi Wondè. A la mort de leurs parents, Wondè qui était encore très petit suivit sa grande-sœur mariée à Diakohou. Quand bien même leur descendance est à Diakohou, ces derniers se considèrent toujours ressortissants de Bélakro et ils y reviennent régulièrement. Ils ont du reste de la terre à BélaKro, une portion de Kouébo. Avant d’aller plus loin dans cette étude, nous allons vous faire connaître les différents chefs qui ont dirigé
Bélakro depuis le fondateur jusqu’à ce jour.
1 -Kouassi Béla ;
2 -BélaTchêli ;
3 -Béla Koffi ;
4 -Tchêli Gblôkô (Tchêli Ossou) ;
5 -Koffi Djénzou (Béla Ossou Kan) ;
6 -Pôni Kouakou (Béla Ossou Dan) ;
7 -Boklo (Tchêli Ossou) ;
8 -Abba Djénzou (Béla Ossou Kan) ;
9 -Koffi N’Guessan Kouamé (Tchêli Ossou) ;
10 -Gbamélé Kouakou (Béla Ossou Dan) ;
11 -Konan Djaha Patrice (Béla Ossou Dan).
L’accession au trône se fait à la mort ou à l’abandon du locataire précédent ou encore après son éviction pour cause de faute lourde.
A suivre .
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